Une année 2016 marquée par l’incertitude des marchés

D’un point de vue boursier, l’année 2016 a connu son pire début depuis des années. Tour à tour, la croissance chinoise, le prix du pétrole ou encore l’attente d’une remontée des taux de la Réserve Fédérale américaine, ont servi de justification à la baisse des actions et à la forte volatilité.

 

Les prévisions de croissance mondiale se sont stabilisées autour de 3% pour l’année 2016, le pétrole, après avoir atteint un plus bas à 26.21$ le 11 février, a commencé à remonter fortement pour se stabiliser entre 45 et 50$ le baril. Les actions ont alors rebondi. Mais c’était sans compter sur l’apparition en mai, d’un nouvel élément perturbateur des marchés : le référendum britannique devant statuer sur l’appartenance ou non à l’Union Européenne.
Ce sont alors les sondages qui ont fait évoluer les marchés jusqu’à ce que le verdict tombe : le Royaume-Uni sera le premier pays à quitter l’Union Européenne.

A quoi devons-nous nous attendre pour la suite ?

S’ouvre alors une grande période d’incertitude et de volatilité. Les actions plongent un peu partout, les taux des emprunts d’Etat baissent. A noter une première historique :
le passage en territoire négatif du «10 ans » allemand, tombé à -0.17% le 24 juin 2016.
Les marchés ayant horreur de l’inconnu, nous allons probablement assister pendant plusieurs semaines à un phénomène de ‘flash crash’, de forte volatilité et de ruée vers les actifs qui paraissent les plus sûrs : l’or, le dollar, les emprunts américains… Puis viendront bien assez tôt les élections américaines, qui apporteront également leur lot d’incertitude et de volatilité.
La chance que nous avons sans doute est que ces évènements se déroulent à une époque où la croissance (en zone Euro notamment) se confirme, où les entreprises sont dans de bonnes conditions financières et où les banques centrales affichent leur volonté de soutenir l’économie mondiale.

Quelle leçon à tirer de ce premier semestre ?

Il est impératif de conserver une vision long terme sur les investissements et ne pas se laisser perturber par des évènements épidermiques. Facile à dire me répondrez-vous ? Et pourtant, c’est en privilégiant un horizon de long terme ainsi qu’une bonne diversification des actifs, que les investissements financiers prennent tout leur sens.
Cela peut paraître difficile, mais investir aujourd’hui sur les actions de la zone Euro qui bénéficient d’une très bonne santé de l’économie, sur les obligations émergentes qui offrent des taux de rendement supérieurs à 5%, ou encore diversifier sur des fonds de performance absolue, présente de belles perspectives de rendement et de performance à moyen terme.



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