Retraites : un accord de principe pour l’AGIRC-ARRCO ?

La sixième séance de négociation Agirc-Arrco s’est tenue vendredi 16/10 au Medef. Deux syndicats ont quitté la table des négociations, la CGT et FO, mais la CFE CGC, la CFDT et la CFTC ont donné leur accord de principe à la création d’un bonus/malus pour inciter les salariés à travailler plus longtemps.

En quoi consiste le système de bonus-malus ?

A partir de 2019, un salarié remplissant les conditions pour percevoir sa retraite debase à taux plein (c’est-à-dire âgé de 62 ans et ayant cotisé 41,5 années pour ceuxnés en 1957, par exemple) aura le choix entre plusieurs options :

  • soit il arrêtera de travailler et sa pension complémentaire sera diminuée de 10%pendant au moins deux ans (trois si la situation financière des régimes le justifie) ;
  • soit il restera en emploi jusqu’à 63 ans, auquel cas le malus ne s’appliquera pas.

Celui qui prolongera sa carrière d’une, deux ou trois années supplémentaires touchera un coup de pouce (de 10 % à 30 %). Les retraités les plus modestes ne seront pas soumis à la décote.

Quelles sont les autres mesures prévues ?

Le texte de l’accord prévoit la sous-indexation des pensions, d’un point par rapport à l’inflation (2,1 milliards d’euros), et le décalage dans le temps de la revalorisation annuelle des retraites (1,3 milliard).

Le texte devrait permettre de dégager des « gains » de 6,1 milliards en 2020, alorsque l’objectif visé était légèrement supérieur à 8 milliards. Mais les réserves accumulées par les régimes Agirc-Arrco permettront de combler la différence, a expliqué Claude Tendil, le chef de file de la délégation patronale.

Quel est l’équilibre des « efforts » entre salariés et entreprises ?

Les économies d’ici à 2020 seront principalement portées par les salariés, alors qu’une hausse des cotisations patronales rapportera environ 700 millions d’euros par an à l’horizon 2019.

>Pourquoi la CGT et FO n’ont-ils pas approuvé le texte ?

Les négociateurs de la CGT et de FO ont estimé que ces propositions restaient inacceptables. Le numéro un de la CGT, Philippe Martinez, a dénoncé le projet,estimant que les salariés et les retraités « vont devoir payer […] une nouvelle fois ». Prochaine et dernière séance de négociation le 30 octobre.

Source : Site internet du journal Le Monde



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