Marchés financiers, quelles stratégies adopter pour 2014

Si les investissements en actifs risqués ont été récompensés en 2013, c’est pour avoir fait preuve de réactivité et discernement.

En effet, les fortes hausses observées sur les marchés actions des pays développés (entre 17 et 23 % selon les pays), sont nées dans un contexte de marché chaotique. Après un début d’année « fanfaresque », les bons résultats du premier  trimestre ont quasiment été réduits à néant suite à l’annonce de changement de politique monétaire de la Réserve fédérale en mai.

Si les marchés développés ont été performants, la plupart des pays émergents, ont au contraire beaucoup baissé, malgré des taux de croissance économique bien plus élevés que ceux des pays développés. Il était donc important de bien choisir sa zone d’investissement.. Concernant les  actifs considérés comme les moins risqués, comme les obligations d’Etat, la remontée des taux a généré des rendements négatifs. Seule exception à cette règle : les pays d’Europe du Sud.

2014 s’annonce optimiste d’un point de vue macro-économique : la croissance mondiale devrait revenir sur des niveaux de 3 %, tirée notamment par les pays développés dont les perspectives s’annoncent meilleures que celles des marchés émergents. Cette croissance mondiale est soutenue en grande partie par le leader de l’économie : les Etats-Unis, qui confirment la bonne trajectoire amorcée en 2013.

En zone euro, les données que nous observons trimestre après trimestre nous permettent d’être raisonnablement optimiste. Les perspectives de croissance redeviennent positives avec + 1 %, les chiffres d’activité s’améliorent et la Banque Centrale Européenne continue d’afficher un discours positif quant à son soutien aux marchés financiers « quoi qu’il advienne » pour favoriser la croissance.

Cependant, les craintes d’un ralentissement de la croissance chinoise et ses répercussions sur les pays émergents et sur ses principaux partenaires asiatiques, tel le Japon, pèsent depuis le début de l’année et empêchent l’envolée des marchés attendue par les investisseurs. La faiblesse de l’activité en Chine devrait d’ailleurs continuer à affecter le prix des matières premières, et par conséquent de nombreux pays émergents.

Si nos perspectives à moyen terme sont positives sur les marchés actions, il est fort probable que 2014 se révèle encore plus volatile et difficile à appréhender que 2013 pour cette classe d’actifs.

Les marchés de taux, quant à eux, devraient continuer à offrir une rémunération relativement basse, en dépit des hausses de taux longs, attendu tant en Europe qu’aux Etats-Unis.



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