Le coût du travail le plus élevé d’Europe, une médaille peu enviée !

Dans une étude de fin d’année dernière, BDO, 5e réseau mondial d’expertise comptable et de conseil aux entreprises, a étudié le coût du travail pour 8 pays européens, les résultats placent la France en haut du podium.

L’étude a ainsi analysé et comparé les taux des prélèvements sociaux, l’impôt sur le revenu et le salaire nets pour un couple composé de deux enfants et également pour un célibataire. L’analyse s’est fait sur trois tranches de revenus (à 50 000 € annuels, 100 000 € et 1 000 000 €). Tout le monde s’en doutait plus ou moins mais les résultats sont édifiants : il y a de grosses différences entre notre pays et les 7 autres qui sont comparés à la France.

Selon BDO, le pays avec le coût du travail le plus élevé est la France, quelle que soit la tranche de revenus analysée. Si nous avons bien un salaire net à peu près dans la moyenne constatée en Europe (en proportion avec le coût de la vie), les choses sont bien différentes en matière de charges sociales payées par l’employeur, ce qui augmente le coût du travail de 20 % par rapport à nos voisins suisses, allemands et norvégiens, et 10 % plus cher qu’en Espagne et en Italie.

Pourtant, le taux d’imposition sur le revenu est le plus bas d’Europe : à l’inverse de tous nos voisins européens la France a fait le pari de compter davantage sur les entreprises pour asseoir l’imposition que sur les ménages français.
L’augmentation de la fiscalité du coût du travail est une tendance qui s’alourdit pour nos entreprises depuis plus de 30 ans.

Rappelons qu’avec un IR à 0 %, des charges salariales à 8 % (CSG/CRDS) et des charges patronales à 8, 16 ou 20 % (forfait social), les dispositifs d’épargne salariale restent le moyen le plus efficace pour concurrencer la fiscalité de nos voisins européens et stopper la tendance à l’augmentation du coût du travail, tout en partageant les profits.



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