Comment réagir aujourd’hui face aux marchés financiers ?

Depuis le début de l’année, le CAC 40 est en baisse et les oiseaux de mauvais augure évoquent les scenarii de 1998 et 2008. Pourtant plusieurs indicateurs semblent encourageants.

L’année 2015 a été très chahutée. Après un bon début, les inquiétudes concernant la croissance mondiale, les actions de dévaluations des chinois sur leur devise, le scandale Volkswagen ou encore l’attente d’une remontée des taux par la FED* ont conduit les classes d’actifs les plus risquées à la baisse. Quant au début d’année 2016, c’est l’un des pires jamais connus sur les marchés financiers. Et ce n’est probablement pas fini ! Depuis plusieurs mois, la révision à la baisse de la croissance chinoise et sa probable influence sur les prix du pétrole** semble être le prétexte idéal à des ventes massives d’actions.

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Pourtant, la situation est-elle si catastrophique ?

Plusieurs indicateurs semblent encourageants : le FMI prévoit une croissance mondiale de + 3,4 % en 2016 ; la croissance chinoise est en baisse mais de façon constante et maîtrisée, les entreprises européennes bénéficient de la baisse du prix du pétrole, d’un Euro faible propice aux exportations3 et de carnets de commandes garnis. Enfin, les banques centrales (Japon, UE…) mettent tout en action pour relancer et soutenir les économies. Dans ce contexte, il faut s’adapter à la mondialisation croissante et la digitalisation massive de l’économie qui nous obligent à repenser nos logiques financières. Ainsi, le potentiel de croissance américain est probablement plus proche de 2,5 % que de 3,5 % comme cela était communément admis. Les taux devraient rester encore longtemps à leurs plus bas historiques. La volatilité des marchés n’est pas près de s’arrêter et ces derniers resteront éloignés des réalités économiques.

Alors comment réagir ?

La diversification des actifs est essentielle pour 2016. Il faut également conserver un horizon long terme qui permettra de bénéficier d’un retour des marchés à davantage de raison et de cohérence par rapport à la situation économique réelle.

 

* Réserve Fédérale Américaine
** qui a encore perdu 19 % du 31 décembre au 15 février
*** vs le dollar



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