2017, année de la normalisation ?

Ce début d’année 2017, en poursuivant sur la lancée de 2016, présente des signes assez convaincants d’une potentielle normalisation des marchés et des économies.

 

Normalisation de la croissance ?

En 2017, l’économie mondiale présentera, sauf accident, une croissance plus forte qu’en 2016. Le Fonds Monétaire International prévoit ainsi une croissance en hausse de 3,4 % en 2017, contre 3,1 % en 2016. Si les économies avancées confirment leur vigueur, tirées notamment par les Etats-Unis, les pays émergents ne sont pas en reste, avec une croissance anticipée pour 2017 de 4,5 %.

Normalisation des taux ?

Comme attendu depuis quelques mois, la Réserve fédérale américaine a procédé le 15 mars à la première hausse des taux de l’année. Cette hausse, qui sera probablement suivie de deux autres en 2017, concrétise la vigueur d’une économie américaine dont la croissance devrait être plus forte qu’en 2016 (2,3 % contre 1,6 %). Si, en Europe, nous n’en sommes pas encore à parler de hausse des taux directeurs, les dernières interventions de Mario Draghi, Président de la Banque Centrale Européenne, démontrent une confiance plus forte quant à la stabilité de la zone Euro, dont la croissance est attendue en hausse de 1,6 % pour 2017.

Normalisation des marchés actions ?

En zone Euro, 2017 pourrait enfin être l’année où les bons résultats des entreprises entraînent les marchés actions vers la hausse. Les investisseurs retrouveraient alors une logique entre le niveau de risque pris et la rémunération qu’ils en tirent (ce qui n’a pas été le cas au cours des dernières années). Ainsi, en Europe les résultats des entreprises pourraient grimper de 14 % en 2017, tandis qu’aux Etats-Unis, et dans la lignée de ce qui a été réalisé en 2016, les bénéfices sont attendus en hausse de 12,5 %.

Normalisation de l’inflation ?

Si les prix bas du Pétrole ont longtemps servi d’explication à un niveau d’inflation très bas, il semble que la tendance soit en train de s’inverser. Aux Etats-Unis l’inflation sous-jacente (hors nourriture et énergie) s’affiche déjà à 2,0 %, tandis qu’en Zone Euro elle atteint 0,9 %.

Les inquiétudes…

Ce paysage quasi parfait ne doit cependant pas nous faire oublier les deux principales sources d’inquiétudes, de risque et de volatilité pour cette année. Tout d’abord le risque politique. Les nombreuses élections européennes (France, Allemagne et peut-être Italie) auxquelles nous pouvons ajouter les perturbations en provenance du Brexit dont nous ignorons encore tout neuf mois après le référendum. Mais, les expériences de 2016 nous ont montré que s’ils génèrent de la volatilité (et donc des opportunités), ces évènements politiques ne remettent pas en cause les tendances de fond. Enfin, les niveaux de valorisation de la plupart des marchés actions sont élevés, au-dessus de leur moyenne historique, et pourraient être un frein à une montée puissante des marchés. Certes, les records sont faits pour être battus, mais les arbres ne montent pas jusqu’au ciel… (Keynes)



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